Véloxygène

le vélo au quotidien


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Communiqué de presse – Aménagements cyclables temporaires : l’abandon des ambitions sur le vélo ?

Communiqué du 24 mai 2020

Aménagements cyclables temporaires : l’abandon des ambitions sur le vélo ?

Alors qu’à Amiens, les aménagements temporaires n’ont même pas deux semaines d’existence, que certains annoncés n’ont jamais été mis en place, qu’aucun bilan ou solution alternative n’aura été étudiée avec les usagers du vélo, Amiens Métropole annonce la suppression à venir de plusieurs “coronapistes”.

Pourquoi renoncer si vite à sécuriser les itinéraires des cyclistes des quartiers Gare-la-vallée et des faubourgs Sud ? Pourquoi préférer rallonger le trajet des cyclistes, les envoyer se perdre dans les petites rues – pas forcément plus cyclables ?

Ainsi, « conseiller » la rue Sully aux cyclistes est une incompréhension de la réalité du déplacement cycliste, comme si celui-ci devait nécessairement se réduire à du loisir. Le débat “Parlons-vélo” du 4 mars, avant le 1er tour des municipales avait pourtant permis de rappeler les besoins réels des cyclistes, acteurs économiques au même titre que les autres usagers de la rue.

Véloxygène dénonce un revirement qui sonne comme un abandon de toute ambition sur le vélo, à l’heure où la France entière semble enfin considérer la bicyclette comme une solution de mobilité spécialement adaptée aux enjeux sanitaires du déconfinement. Davantage que des aménagements temporaires, nous appelons à des aménagements de transition, concertés, évolutifs, dans une démarche d’amélioration continue, premières étapes d’aménagements pérennes qui rendront la ville cyclable pour toutes et tous.

Véloxygène


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Le retour des BRACs, spéciales coronapistes


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J’ai testé pour vous… la Chaucidou de la route de Rouen

Par Anne Siron

Chaussidou ou chaucidou

signifie « chaussée à circulation douce », ou “chaussée à voie centrale banalisée” dans le jargon des techniciens de la mobilité. Cette invention vient de Suisse, on le voit aussi très souvent aux Pays Bas où la plupart des petites routes de campagne sont aménagées de cette façon.

De loin on se croirait sur une rue avec des bandes cyclables de chaque côté. Mais à y regarder de plus près, la peinture est moins épaisse que pour de vraies bandes cyclables, et il ne reste qu’une voie de circulation automobile au milieu de la voie, les automobiles pouvant se rabattre sur le côté « cyclable » latéral lorsqu’un autre véhicule vient en face, si bien sûr, il n’y a pas de cycliste présent sur le côté cyclable. Sinon les automobiles attendent derrière le cycliste.

Ce type d’aménagement est réalisé lorsqu’il n’y a pas assez de place pour faire de vraies voies cyclables. L’avantage par rapport à une voie sans aménagement est que du fait de la peinture matérialisant au sol l’espace de circulation des vélos, les voitures respectent le plus souvent cet

espace « vital » et ne frôlent pas le cycliste comme cela peut arriver souvent. De ce fait, les cyclistes se sentent un peu plus protégés. Après une phase d’adaptation des automobilistes, on peut dire que cet aménagement fonctionne plutôt bien.

Deux réserves importantes :

– la distance assez courte sur laquelle est aménagée la chaucidou, une petite moitié de la route de Rouen, et la diversité des aménagements cyclables tout au long de la route de Rouen (voie verte/trottoir partagé au niveau de l’esplanade Branly, puis plus rien, puis chaucidou, puis bande cyclable, puis plus rien, puis un carrefour cyclable sur trottoir au croisement avec les boulevards extérieurs) rendent l’ensemble peu intuitif.

– le dispositif devient inopérant sur une voie très chargée en véhicules. Les quelques moments où le bas de la route de Rouen est sujette à l’embouteillage le prouvent : les voitures se rangent sur les côtés cyclables et les vélos ne peuvent plus passer.

En conclusion, aménagement intéressant sur des voies pas trop fréquentées, sur des distances assez courtes et qui ne doit pas être un prétexte au non-aménagement de pistes cyclables continues et sécurisées. Une nouvelle chaussidou a depuis été aménagée rue du Bel air, une voie qui s’y prête certainement davantage au vu de son volume de circulation moindre (mais qui devrait certainement encore être diminué ;). Nous regrettons cependant que nos propositions d’aménagement d’écluses pour les voitures en entrée et sortie n’ait pas été retenues !

Photo CEREMA.


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Amiens, une ville à 30 ?

La ville d’Amiens a annoncé le passage à 30 km/h dans l’ensemble des rues de l’intérieur du centre-ville. Cette annonce, motivée par le souhait de faire plus de place aux modes doux, est une bonne nouvelle que nous saluons.

30 km/h

Photo Sandra Hoj Flickr

Cette mesure est nécessaire mais non suffisante à elle-seule pour créer les conditions d’une mobilité durable donnant la priorité aux piétons et cyclistes. Elle doit être rapidement complétée par :

  • l’extension des zones à 30 km/h aux intérieurs des faubourgs et quartiers amiénois,
  • l’empêchement du trafic motorisé de transit dans ces zones apaisées,
  • la mise à double-sens cyclable généralisée (voir aussi le Nota Bene s’y rapportant en fin d’article!)
  • le déploiement de panneaux de «󠆏 Cédez-le-passage cycliste au feu », adopté dans le Code de la route depuis 2010.

Les axes principaux de circulation, accueillant la circulation motorisée de transit, à la vitesse et au trafic plus élevés, doivent être pourvus de pistes cyclables, afin d’assurer un réseau cyclable continu et sécurisé à l’échelle de l’agglomération.

Enfin, nous serons attentifs aux moyens déployés afin de respecter ces limitations de vitesses, de grands excès de vitesse étant régulièrement constatés aujourd’hui.

Nota Bene : le DSC plus en détails.

Le code de la route prévoit à l’article R. 412-28-1 que « lorsque la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 30 km/ h, les chaussées sont à double sens pour les cyclistes sauf décision contraire de l’autorité investie du pouvoir de police ». La mise en conformité de la signalisation est nécessaire avec a minima une pose obligatoire d’un panonceau M9v2.

Nous estimons qu’aucune décision d’exception au double-sens cyclable n’est ici nécessaire, et qu’en fonction des situations rencontrées la signalisation réglementaire devra être complété d’une signalisation horizontale, d’une suppression de place(s) de stationnement ou de l’aménagement d’un court séparateur aux intersections.


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Le cahier de doléances des cyclistes

imageFace aux trop nombreux désagréments rencontrés par les cyclistes lors de leurs trajets dans Amiens métropole et face à un manque criant d’écoute de la part de la municipalité, Véloxygène a décidé d’ouvrir un cahier de doléances.

Nous déplorons grandement l’oubli des cyclistes lors des travaux du BHNS, alors qu’il s’agissait là d’une occasion en or pour transformer la ville et l’adapter au vélo !

Vos remarques viendront s’ajouter à toutes celles que nous formulons au long de l’année et constitueront une base solide de travail dans l’optique de la rédaction du Plan Vélo que l’association est en train de préparer et qu’elle soumettra aux futures listes candidates aux élections municipales de 2020.

Citoyens et cyclistes, exprimez-vous :